Jeune photographe suédois, Christian Aslund s’inspire du célèbre jeu vidéo « Donkey Kong », qu’il transpose dans les rues de Hong-Kong, alors transformé en terrains de jeux géants.
Il se poste aux sommets des immeubles, et, muni d’un téléobjectif, il joue avec les perspectives en mettant en scène des personnages dans un décor urbain. L’effet trompe l’œil modifie la perception de l’espace, les personnages semblent défier les lois de la gravité, sautant d’un immeuble à l’autre, suspendus dans le vide ou sur des fils comme des équilibristes. L’artiste transforme la ville, bouleversant les espaces et renversant le décor urbain. Et pourtant, jamais il ne retouche ses photos : d’un simple cliché, il crée un monde imaginaire.

Influencé par les œuvres d’Andy Warhol et d’Alexandre Rodtchenko, Fairey est à l’origine l’une des premières et des plus importantes campagnes « virales » de Street Art autour d’un portrait de catcheur, «Andre the Giant has a Posse [André le géant a une bande ]», connu aujourd’hui comme l’icône de la marque Giant Obey.
Au travers de l’expérience de l’influence de cette œuvre sur les publics, c’est la capacité de force de frappe de cette nouvelle forme d’expression clandestine qui frappe l’artiste et lui font croire en la poursuite de son œuvre.
La création du poster HOPE dans le cadre de la campagne présidentielle américaine de 2008 vient de nouveau confirmer le pouvoir iconographique des œuvres de Fairey. Il est reconnu par l’Institut d’art contemporain de Boston comme un des meilleurs et des plus influents artistes de Street Art actuels. Véritable pionnier du street art, Fairey considère le street art comme un moyen de participation au dialogue public, permettant à tou.tes de s’exprimer. Son œuvre en tant que street artiste, socialement et politiquement engagée, se compose autant d’une conception graphique autour d’affiches et de stickers que de la réalisation de grandes fresques murales.