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Monday September 21st, 2015 rentingart

LES ECHOS, special MIPIM, jeudi 8 mars 2012

Quand le musée entre au bureau  de Laurence Baccara

l’art se démocratise et ne reste plus à l’étage du patron. Il descend dans les halls d’entrée et dans les lieux de vie de l’entreprise.
De l’art au bureau . Pour quoi faire ? «  L’espace personnel a tendance à se réduire dans les entreprises au profit des bureaux partagés. Dans le même temps les espaces communs e multiplient comme les cafétérias, les salles de réunions et autres lieux de passage. S’il n’existe pas d’identité forte dans ces lieux, ils restent froid et sans âme », explique Sabine de Courtilles, après vingt cinq années passées à commercialiser des lieux de travail, cette sculptrice a franchi le pas. Et pour ses cinquante ans, démarrer la vente doseurs destinées à s’exposer dans le bureaux des grandes sociétés. « j’ai décidé d’établir un lien entre ces deux univers que je connais bien, au lieu de leur faire visiter des locaux, je leur montre des oeuvres « , explique—t-elle, dans son atelier bureau, siège d’Art Espace. Les créations ne sont pas toutes bienvenues. Et par seulement pour une question de volume ou de poids : «  la sculpture est capable de véhiculer des valeurs positives de l’entreprise comme la force, la pérennité, l’élan ou l’universalité, mais il faut éviter le mou, le morbide, le dégoulinant ou le côté réformable qui véhiculent des idées négatives. »
Elle est également l’ambassadrice de sept autres sculpteurs. En bois, en pierre, en bronze ou en verre, certaines pièces peuvent être réalisées sur commande. Les investisseurs sont les clients de prédilections d’Art Espace.
En plus de l’architecture, l’art permet de personnaliser des immeubles dont les intérieurs sont de plus en plus formatés. A l’actif de Sabine de Coutilles, des sculptures en bois au siège social lillois des assurances Verpieren et sa « Torsade » posée dans les bureaux parisiens de la foncière Klépierre. Tout récemment, un des artistes de son écurie a installée son oeuvre dans l’immeuble du Millénaire 5, un parc de bureaux situé à Aubervilliers, et propriété d’Acide, l’ancien employeur de la patronne d’Art Espace.
Un style consensuel
Elle milite pour l’achat, car « une pièce correspond à un lieu », les acquéreurs peuvent surtout déduire de leur bénéfice net et pendant cinq ans, 100% de la valeur de l’oeuvre, à condition qu’elle soit exposée dans un lieu public et que l’artiste soit vivant. Les budgets consacrés à ce type d’acquisition varient de 100.000 à 2 millions d’euros.
L’alternative de la location se développe aussi. « C’est dynamique. On joue sur la découverte d’un artiste. Cela suscite des réactions de a part des salariés, explique Eric Lévy, président de RentingART.
D’abord, les pièces exposées changent tous les trois, six ou douze mois, ensuite, l’opération est moins onéreuse «  Non seulement l’acquisition d’une création artistique n’est pas un actif amortissable, mais en plus en période de crise ce genre de dépense est mal vu par les collaborateurs qui préfèrent que l’argent soit consacré au salaires », explique Pascal Godingen, président fondateur d’Entrelacé. A partir d’un catalogue d’oeuvres chaque entreprise conçoit sa sélection avec les conseils ou non du loueur. Après une visite des lieux à habiller, la société spécialisée dans la location d’oeuvre d’art propose une simulation d’accrochage ou de mise n scène « Nous orientons nos clients vers les oeuvres les mieux adaptées à l’esprit des lieux. Les questions d’image et de communication sont importantes pour les entreprises qui s’engagent dans cette démarche », commente Eric Levy. Une fois choisies, les pièces se succèdent à la façon des expositions temporaires d’un musée. Ce plaisir a un prix : « le plus petit budget démarre à 300 euros par mois mais la dépense peut monter jusqu’a 10.000 euros, assurance comprise. » indique Pascal Godingen.
Si les créations de jeunes artistes sont proposées à des prix accessibles, d’autres réalisées par des grands noms se paient cher. ” Il faut compter 3.000 euros par mois pour une oeuvre de Christo et au moins 8.000 pour une pièce de Murakami », précise Pascal Godinge. L’art au bureau se décline sous forme de peintures, de sculptures. « la photographie et la video sont aussi dans l’air du temps », ajoute Eric Levy. mais « le style reste malgré tout assez consensuel », convient pascal Gondiggen, acheteur auprès des artistes, des galeries ou des commissaires priseurs. sa société propose aussi à ses clients de souscrire un crédit-bail pour des oeuvres qui ont trouvé leur place. le conseil en immibilier, DTZ, a ainsi eu un coup de foudre pour le peintre Troy dont plusieurs toiles sont désormais installées pour de bon dans ses bureaux. les goûts varient surtout en fonction du secteur d’activités. les cabinets d’avocats encouragent le classicisme. Les cabinets d’audit, de consultants et les agences de communication, apprécient davantage la photographie et l’art vidéo.

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